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FAI c/o FER
Rue St-Jean 98
Case postale 5278
1211 Genève 11
tél. 058 715 31 11
info@fai-ge.ch
 
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Association
genevoise
des ingénieurs

Fondée en 1973, l'Association genevoise des ingénieurs (AGI) est une association patronale qui regroupe les bureaux d'ingénieurs domiciliés à Genève. Membre de la FAI, elle est active au sein des commissions.

Comité

Norbert Besson
Cédric Dubois
Jiri Horsky, président
Jean-Michel Lopez
Alfredo Maruri
Alberto Pedulla, trésorier
Bastien Pellodi
Nicolas Rist

Objectifs
– entretenir toutes relations utiles entre ses membres;
– représenter les intérêts professionnels de ses membres auprès de ses partenaires;
– maintenir à un niveau élevé l'activité et le prestige de la profession;
– entreprendre toutes démarches utiles auprès des autorités compétentes dans les domaines des marchés publics.

Activités
– valoriser la profession d'ingénieur et ses responsabilités sur l'aménagement du territoire;
– établir une extension de la convention collective de travail;
– suivre la formation professionnelle.

Site de l'AGI
www.agi-geneve.ch
Les ingénieurs construisent la Suisse



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CEVA et ingénierie
Le point de vue de la profession
Article paru dans Interface (numéro 16, juin 2012)

Notre association patronale des bureaux d’ingénieurs est très satisfaite du contexte favorable actuel. Le CEVA est désormais dans une phase concrète de réalisation pour les ingénieurs et visible pour nos concitoyens. Il est donc temps d’évoquer le futur RER du Grand Genève et de communiquer au sujet de nos professions aujourd’hui et pour l’avenir.

Pour ceux qui n’ont pas vécu la fin du XIXème siècle avec l’arrivée du train à Genève en 1858 et le début du XXème siècle avec la convention de 1912 entre les CFF, la Confédération et le Canton de Genève, c’est le début des années nonante qui est dans nos mémoires d’ingénieurs, lorsque les études prospectives pour le CEVA prenaient forme face au défi à relever de la mobilité et de la structuration de notre environnement construit.
La première chance fut de découvrir le travail fait par nos aïeux en planifiant un espace de passage au travers de la ville et en le maintenant acquis pendant près d’un siècle. Il est vrai qu’à cette époque, il était bien compris dans un esprit de progrès constant dû à l’électricité que les infrastructures soient planifiées avec des échéances de 20 à 30 ans pour permettre le développement prometteur de toute l’industrie genevoise;
ce qui avait été fait avec succès pour la réalisation des tunnels ferroviaires alpins. Il s’agissait donc d’anticiper non seulement les besoins, mais de proposer une offre utile à son essor.
La seconde chance était la confirmation de la validité de la Convention de 1912 prévoyant que le Canton de Genève serait soutenu financièrement par la Confédération et les CFF pour la réalisation de cette liaison internationale avec la France; cette liaison étant aussi nécessaire pour lier la rive gauche de Genève et sa ville historique au réseau suisse.

Depuis donc près de 20 ans, les ingénieurs ont participé à la mise en oeuvre du CEVA . Maintenant le projet est bien réel et concrétisé avec le début des travaux engagés sur plusieurs sites, en commençant par les travaux préparatoires de déviation des services. Pour tous les ingénieurs mandataires, dont la plupart sont des bureaux membres de l’AGI, le CEVA est une excellente occasion de démontrer un savoir-faire existant et une motivation sans faille dans l’esprit des grands ingénieurs de Genève (Favre, Colladon, Maillart et tant d’autres).
En effet, la relève en ingénieurs pouvant transmettre nos valeurs acquises depuis de nombreuses décennies (la SIA vient de fêter ses 175 ans) n’est pas assurée, d’une part faute d’un attrait compétitif par rapport à d’autres professions ; et d’autre part, par le manque de reconnaissance de notre profession par nos concitoyens et par les décideurs comme une valeur essentielle dans l’acte de construire qui sert la société dans son ensemble.
Dans un monde en constant changement et où le « tout, tout de suite » s’érige en priorité à l’ère des réseaux sociaux instantanés, il s’agit là d’un véritable défi pour le futur de notre profession.
Ainsi notre participation active dans la réalisation des ouvrages du CEVA sur une distance de 14 km est donc une vitrine importante pour notre métier. Ceci avec les critères adéquats de qualité et dans le respect de l’environnement, mais surtout afin de permettre un réel développement durable au XXIème siècle prenant en compte non seulement le coût de la construction, mais aussi les coûts d’entretien et de maintenance durant toute la durée d’exploitation des ouvrages.

Pour ces deux raisons, assurer la relève en ingénieurs et offrir des prestations de qualité sur le plan technicoéconomique, l’AG I se veut porteuse d’un message important et décisif pour nous permettre d’aller de l’avant et parvenir à un avenir pérenne.
Au-delà de la qualité de notre formation qui est avérée et de nos efforts de promotion du métier, il est essentiel de valoriser notre profession pour attirer les talents d’aujourd’hui et de demain. Pour cela, il faut souligner que la relève est clairement liée aux niveaux des salaires que nous pouvons offrir à nos ingénieurs, et que la qualité de nos prestations est liée au temps rémunéré pour optimiser les projets sur le plan technique et financier.

Ainsi, il devient indispensable, avant de prendre une décision concernant les prestations d’ingénieurs, d’analyser si les moyens à mettre en oeuvre auront pour effet d’apporter une plus-value à notre société et donc de limiter au maximum les dépenses qui ne sont pas une valeur ajoutée à notre patrimoine. Autrement dit, il y a lieu de viser non pas l’économie seule des prestations offertes, mais l’efficacité de ces prestations par rapport à la finalité voulue selon les critères donnés d’économie à long terme.
Finalement, avec ce message se voulant positif pour notre avenir, je tiens à souhaiter ici plein succès au CEVA durant sa construction et toute son exploitation pour améliorer la qualité de vie de notre région.

Thierry Buchs, Président de l’AGI